Le ketchup est-il soluble dans l’identité nationale ?


Non mais franchement, le pensez-vous ?

Non mais franchement, le pensez-vous ?


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Alors que 60% de Français approuvent l’engagement d’un débat sur l’identité nationale (Le Parisien 01/11/09), je me permets de participer à cette joyeuse partouze de beaufs décomplexés, puisqu’il faut bien que chacun ajoute sa pierre à l’édifice de la révolution nationale qui s’annonce :
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“Le nioc-man dans le cassoulet, l’harissa dans la choucroute et le ketchup dans tout nous font entrevoir les limites du métissage des cultures”
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Gault et Millau
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De la bonne bouffe et des putes blondes, le visage de la France qui gagne
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Prends-ça, Laurent Joffrin !



Humeur – L’objet du scandale


Hier soir sur France 2, la nouvelle émission de Guillaume Durand, L’objet du scandale, où il recevait Jean-Marie Bigard et Mathieu Kassovitz (vidéo)
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Ces deux pantins ont pu exprimer par une remarquable démonstration d’hystérie tous leurs “doutes” sur la version officielle du 11 septembre, en étant très prudent de ne jamais avancer la moindre explication alternative, répondant à des questions par d’autres questions, comme l’a bien fait remarquer l’un des deux journaleux qui posait en contradicteur.
On a eu droit au sibyllin “Nous ne croyons en rien, nous ne faisons que relever des faits troublants“, entendu 10 fois dans la bouche de l’hydre Jean-Mathieu Bigovitz.
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Nos deux penseurs du doute se sont notamment paluchés pendant 15 minutes sur le fait qu’aucune caméra de vidéo-surveillance n’avait pu filmer le Boeing 757 qui est rentré dans le Pentagone.
Dixit Jean-Mathieu “86 caméras de vidéo-surveillance ont été saisies le lendemain de l’explosion, et ils ne nous ont sortis que 5 malheureuses images où l’on ne voit pas l’ombre d’un avion ! C’est le bâtiment le plus surveillé du monde et on n’a pas d’images de l’avion !“.
La farce tournant même à l’obscène, Bigard s’octroyant la parole des parents des victimes, “Si j’avais mon fils dans l’avion, je dirais Monsieur Obama, maintenant que vous êtes président, vous pouvez me montrer les images de l’avion ?” (WTF ?)
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Jean-Mathieu Bigovitz dans ses oeuvres
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Des images ! Nous voulons des images ! Et aucun journaleux sur le plateau pour répondre “Monsieur je-me-touche-le-doute, si on est en présence d’un gigantesque complot ourdi par les vipères de Washington (ou de Bilderberg si ça te fait plaisir), n’aurait-il pas été facile de sortir de fausses images pour que tu fermes ta gueule ? Et Hollywood, connard, ça ne te dit rien ?
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Bref, ces petits cons d’artistes en manque de causes, si malins qu’ils ne gobent pas la version des tout-puissants qui tiennent le monde et les médias, sont assez naïfs pour s’agenouiller devant un éventuel enregistrement vidéo qu’ils prendraient pour argent comptant. L’absence de preuve est à leurs yeux preuve du complot, alors que c’est tout l’inverse : ce micro-évènement montre a contrario qu’il n’y a pas de doute sur cette histoire, puisque sortir une vidéo bidon de l’attentat aurait été la chose la plus facile à faire de tout ce qu’ils semblent reprocher au gouvernement américain, sans avoir par ailleurs les couilles de le dire tout haut.
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Qu’on offre une tribune à ces deux ahuris (comme si on ne les voyait déjà pas assez), et qu’ils finissent leur spectacle en disant “Nous n’avons rien à gagner en faisant cela, que des coups à prendre, mais on le fait pour la démocratie“, (comme s’il fallait en plus les remercier) me donne juste la gerbe. Propagande pour propagande, je préfère encore Pravda à Agoravox…



Erratoum – Manger du bœuf de Kobé à Paris


Oui je dis bien “erratoum” et non erratum, car si déjà on a la prétention puante d’utiliser des expressions latines, alors autant dire “oum” comme il se doit et non “eum” comme il se voit (ou plutôt comme il s’ouït) chez nos contemporains. Alors on me dira quel boulet, quoi d’autre, et en plus il l’écrit il ne le dit pas donc ça ne change rien. A quoi je répondrais : oui mais, tant qu’à faire s’il faut écrire le latin correctement, alors à vos burins mes gamins et remplacez moi tous ces u par des v en déclamant joyeusement “Erratvm ! Erratvm !”
Donc, un minimoum social (mais surtout pas de minimoux sociaux !), un curriculoum, un vademecoum, et un erratoum s’il vous plaît.

Pourquoi erratoum ?

Parce qu’on peut trouver du bœuf de Kobé en France, comme max l’avait remarqué et contrairement à ce que j’avais asséné un peu vite dans un autre post (bien qu’entre le véritable Kobé élevé dans les règles de l’art et le “kobe style” il subsiste encore toute une zone d’ombre).
Mais le pire dans cette méprise c’est que je le sais pour en avoir mangé il y a un an et demi.

Donc, je suis peut-être le seul mec en France a avoir mangé du bœuf de Kobé sans le savoir. Youhou !
Faut dire que le menu n’était pas très clair et qu’on m’a révélé la vérité de mon assiette que la semaine dernière.

Wagyu

C’était une ou deux semaines avant l’élection de Sarkozy avec ma sœur et son copain dans un restaurant japonais dans le quartier de l’Opéra à Paris. On vivait encore bien à cette époque, les traders se tapaient sur l’épaule, les prolos pétaient des garos au PMU du coin, l’équipe de France préparait l’euro en toute sérénité et le vieux Siné ne portait pas encore le stigmate odieux de l’antisémitisme. Je me souviens de la date parce ce que je portais un T-shirt de propagande pour Ségolène Royal – le même que JB a en photo – ma sœur s’était foutue de moi, elle hésitait encore pour qui voter elle m’a dit “et pourquoi pas Bayrou” je lui ai dit “tout ce qui n’est pas de gauche est de droite” résultat elle a voté Sarko…

Mais venons-en au met. Ça se présentait sous la forme de petits carrés de viande découpés en lamelles et délicatement nervurés, à faire cuire soi-même (quel bonheur !) sur un grill miniature disposé au milieu de la table. Pour la sensation gustative il faudra repasser parce que ça commence à dater, mais c’est vrai que dans mes souvenirs cette viande était étonnamment fondante et avait un goût particulièrement fin, entre autres banalités (banalité du verbe mais je vous assure que la viande nétait pas banale).

Le resto se trouve au bout de la rue Ste Anne à l’angle de la rue Thérèse en partant de l’Opéra Garnier – LA rue des restos japonais à Paris – on le reconnaît facilement de l’extérieur parce qu’il y a des sortes de hottes au dessus de toutes les tables. Par contre il vaut mieux réserver c’est blindé la plupart du temps, quant au menu “carrés de kobé sur pierrade” il vous en coûtera 20 euros ce qui reste convenable même si pour les quantités c’est pas vraiment Byzance…