Humeur – L’objet du scandale


Hier soir sur France 2, la nouvelle émission de Guillaume Durand, L’objet du scandale, où il recevait Jean-Marie Bigard et Mathieu Kassovitz (vidéo)
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Ces deux pantins ont pu exprimer par une remarquable démonstration d’hystérie tous leurs “doutes” sur la version officielle du 11 septembre, en étant très prudent de ne jamais avancer la moindre explication alternative, répondant à des questions par d’autres questions, comme l’a bien fait remarquer l’un des deux journaleux qui posait en contradicteur.
On a eu droit au sibyllin “Nous ne croyons en rien, nous ne faisons que relever des faits troublants“, entendu 10 fois dans la bouche de l’hydre Jean-Mathieu Bigovitz.
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Nos deux penseurs du doute se sont notamment paluchés pendant 15 minutes sur le fait qu’aucune caméra de vidéo-surveillance n’avait pu filmer le Boeing 757 qui est rentré dans le Pentagone.
Dixit Jean-Mathieu “86 caméras de vidéo-surveillance ont été saisies le lendemain de l’explosion, et ils ne nous ont sortis que 5 malheureuses images où l’on ne voit pas l’ombre d’un avion ! C’est le bâtiment le plus surveillé du monde et on n’a pas d’images de l’avion !“.
La farce tournant même à l’obscène, Bigard s’octroyant la parole des parents des victimes, “Si j’avais mon fils dans l’avion, je dirais Monsieur Obama, maintenant que vous êtes président, vous pouvez me montrer les images de l’avion ?” (WTF ?)
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Jean-Mathieu Bigovitz dans ses oeuvres
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Des images ! Nous voulons des images ! Et aucun journaleux sur le plateau pour répondre “Monsieur je-me-touche-le-doute, si on est en présence d’un gigantesque complot ourdi par les vipères de Washington (ou de Bilderberg si ça te fait plaisir), n’aurait-il pas été facile de sortir de fausses images pour que tu fermes ta gueule ? Et Hollywood, connard, ça ne te dit rien ?
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Bref, ces petits cons d’artistes en manque de causes, si malins qu’ils ne gobent pas la version des tout-puissants qui tiennent le monde et les médias, sont assez naïfs pour s’agenouiller devant un éventuel enregistrement vidéo qu’ils prendraient pour argent comptant. L’absence de preuve est à leurs yeux preuve du complot, alors que c’est tout l’inverse : ce micro-évènement montre a contrario qu’il n’y a pas de doute sur cette histoire, puisque sortir une vidéo bidon de l’attentat aurait été la chose la plus facile à faire de tout ce qu’ils semblent reprocher au gouvernement américain, sans avoir par ailleurs les couilles de le dire tout haut.
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Qu’on offre une tribune à ces deux ahuris (comme si on ne les voyait déjà pas assez), et qu’ils finissent leur spectacle en disant “Nous n’avons rien à gagner en faisant cela, que des coups à prendre, mais on le fait pour la démocratie“, (comme s’il fallait en plus les remercier) me donne juste la gerbe. Propagande pour propagande, je préfère encore Pravda à Agoravox…



Le chanteur de Boyzone à la saucisse de Morteau. A qui le tour ?


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MISE A JOUR 13/10/09 :
D’après les premiers résultats de l’autopsie, Gately a succombé à un oedème pulmonaire. Traduisez, il s’est étouffé dans son vomi, à la John Bonham.
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Rock’n Roll !
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Le 23 septembre, j’écrivais :
Dans la classique “Que sont-ils devenus”, il convenait de s’enquérir du sort de quelques collègues encore en vie de l’ami Filip Nikolic [...]
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Je ne mesurais pas encore l’ampleur de ces propos, et étais loin d’anticiper la tournure tragique des évènements à venir.
La série noire continue. Après le décès soudain de Filip Nikolic en marge du match de foot Serbie-France, c’est au tour de Stephen Gately, l’un des deux chanteurs du groupe irlandais Boyzone, de nous quitter.
Cette valse macabre intervient alors que le groupe, reformé en 2007, s’apprêtait à sortir un 6ème album l’an prochain.
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Stephen Gately Tribute
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Hier matin, le 10 octobre, Gately a été retrouvé inanimé après une nuit agitée dans un hôtel (forcément sordide) de Palma de Majorque, où il séjournait avec son compagnon, Andrew Cowles, avec qui il s’était engagé en 2006. La cause du décès reste inconnue à ce jour. Selon un de ses proches, cité sur News of The World : “It looks like he went out for a few drinks, then got back, fell asleep and never woke up.
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Son manager s’est dit “dévasté” par cette annonce. Quant aux autres membres du groupe, ils devraient sous peu se rendre à Majorque, selon le “vocaliste” Shane Lynch (les sondes Pitot sont sur le coup) :
Me and the boys are flying out in the morning. We just need to get over to where he’s passed and work out what we need to do.
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Sur le Twitter de l’artiste, le dernier message était daté du 6 octobre : “still busy – lots going on. Focussing on finishing my book next so may be quiet here“.
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Gately avait fait ses débuts dans le cinéma l’an dernier, jouant dans le film d’horreur pour teens Credo, comme on peut le voir sur cette photo du tournage :
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Gately dans Credo
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Il avait 33 ans, l’âge du Christ. Ne l’oublions pas.



Ryan Giggs plus fort que Chuck Norris


Depuis “Si j’étais né en 17 à Leidenstadt” de Fredericks Goldman Jones, plus personne ne peut prétendre ignorer l’insoutenable fatalité que l’appartenance nationale imprime sur toute une existence. Cet adage ne saurait trouver de meilleure illustration que dans le monde du football international. De George Best à George Weah, en passant par Teofilo Cubillas, Kenny Dalglish, Hugo Sanchez, Abedi Pele, Jari Litmanen, Dwight Yorke, Andreï Shevchenko ou le luxo Jeff Strasser [blague] nombre de joueurs de talent auraient mérité une carrière internationale qu’ils n’ont jamais eu, faute de jouer pour une sélection nationale un tant soit peu compétitive au haut niveau.
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Il en est ainsi de Ryan Giggs, l’inusable ailier gauche de Manchester United, qui a eu l’infortune d’être né de parents et de grands-parents Gallois, dans le district de Canton, le quartier paki de Cardiff (notons par ailleurs que le grand-père paternel de Giggs est originaire de Sierra Leone, ce qui fait de lui le Julien Clerc gallois, preuve en est cette photo de son paternel). Si les Britanniques ne s’autorisaient pas la coquetterie d’avoir des équipes internationales à un niveau infra-national, on ne voit pas bien ce qui aurait pu empêcher notre héros du jour d’être reconnu à sa juste valeur, celle d’un des tous meilleurs joueurs de sa génération, sinon le meilleur et sans aucun doute le plus régulier à son poste. Quand on sait que Michael Owen a pu remporter un ballon d’or… A l’heure qu’il est le même Michael Owen serait en train de battre son record au jokari sur le banc de Sunderland si seulement Giggs était né anglais. Si Giggs était né en 73 à Liverpool, il aurait renvoyé le Brésil aux vestiaires à la Coupe du monde 2002, se serait offert un doublé contre la Turquie en demi-finales et aurait suspendu Oliver Kahn à un croc de boucher avant de soulever rageusement le trophée que l’Angleterre attend depuis 1966. Partout sur l’île on aurait vu fleurir un troisième Summer of Love, sous le regard bienveillant de la reine Elisabeth qui aurait quant à elle invité Camilla à une tea party, tandis que Tony Blair aurait réfléchi à deux fois avant d’envoyer les boys en Irak… Qui sait, les frères Gallagher seraient peut-être encore réunis…
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Giggs à la fête
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Quand Ryan Giggs joue, tu ouvres grand les yeux, tu te tais et à la fin tu t’essuies le slip (Mark The Ugly s’en souvient encore [00:20]). A bientôt 36 ans, Giggs a oublié de vieillir et enchaîne les matchs avec toute la gaillardise d’un jeune appelé, ce qui est d’autant plus remarquable qu’il joue à un poste où les chevilles chancellent rapidement (qui se souvient d’Arjen Robben ?). Ryan Giggs a oublié de vieillir, mais il n’a pas oublié d’où il vient. Fidèle à MU, comme Totti l’est à Rome, Raul à Madrid ou Maldini à Milan, il n’a connu qu’un club, qu’il sert depuis près de vingt ans, avec la même passion que Gary Neville, le talent en plus. Ca avait pourtant mal commencé. En 1985, le jeune Ryan qui vient d’avoir douze ans prend le bus tous les matins en écoutant Rod Stewart sur un walkman Sony de 2 kilos 5 que son oncle lui a ramené d’un voyage à Hong Kong, pour aller s’entraîner avec la School of Excellence de Manchester City. Mais il sera vite repéré par les gros voisins d’en face, et tonton Alex Ferguson toquera au domicile parental le jour de ses 14 ans, les poches remplies de friandises, un gros chèque à la main et en bouche la promesse de passer pro dans trois ans.
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Quand il rejoint l’équipe première de MU en 1990-91, il ne jouera que 2 matchs de toute la saison. Pourtant, dès l’année suivante il fait une saison pleine, participe à 38 matchs et est sacré meilleur jeune joueur de l’année, alors qu’il n’a pas encore dix-neuf ans. Il lui faudra une saison supplémentaire pour remporter son premier championnat (qui est aussi le premier de Manchester United depuis 1967), marquant 9 buts soit tout autant qu’un certain Eric Cantona, débarqué la même année. Dès lors il ne perdra jamais sa place de titulaire, jouant entre 24 et 41 matchs de championnat par saison sur dix-huit ans.
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La fiche lequipe.fr de Ryan Giggs
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Au-delà de cette régularité hors du commun (Giggs a-t-il jamais été blessé ?), le Gallois enchaîne les records, d’une telle manière qu’on pourrait le surnommer le Chuck Norris du football. Recordman des apparences avec Manchester United – il est passé devant Bobby Charlton le jour de la finale de la Ligue des champions le 21 mai 2008, avec 758 matchs -, Ryan Giggs est aussi le seul joueur à avoir gagné onze titres de champion d’Angleterre. Ailier ou milieu latéral, Giggs est le meilleur buteur de l’histoire de la Premier League qui ne joue pas au poste d’attaquant ; mais il est surtout le seul joueur à avoir trouvé les filets à chaque saison depuis la création de cette compétition en 1992 ! L’Europe se souvient aussi de lui, puisqu’il a été le premier joueur de l’histoire de la Champions League a marquer durant douze saisons consécutives… Plus qu’un compétiteur, Giggs est aussi un homme de discipline, se distinguant par un comportement exemplaire sur le terrain : il n’a jamais obtenu un seul carton rouge en jouant avec Manchester (!), malgré 20 saisons et 814 matchs. La seule expulsion de sa carrière, il l’a glanée avec le maillot de son équipe (infra-) nationale.
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La sélection nationale est vous l’avez compris le talon d’Achille du bonhomme. On a d’ailleurs reproché à Giggs de ne pas se montrer disponible pour les matchs amicaux de la sélection galloise. Après avoir côtoyé Cantona, Roy Keane, Van Nistelrooy ou C. Ronaldo, allez-y vous, rejoindre Robert Earnshaw et Sam Ricketts… Selon la version officielle, il aurait été blessé à chaque fois qu’il était appelé sous les drapeaux pour un match amical. Il semble qu’il ait plutôt subi les pressions d’Alex Ferguson, toujours réticent à libérer ses joueurs pour les matchs internationaux. Alors que son équipe est à la ramasse dans les qualifications à l’Euro 2008, Giggs annonce la fin de sa carrière internationale en mai 2007. Le Pays de Galles finira cinquième de son groupe avec 15 points, tandis que les Tchèques et les Allemands en affichent respectivement 29 et 27. Pauvre “nation”, qui n’a plus participée à la moindre compétition internationale depuis la coupe du monde de 1958. Ian Rush et Mark Hughes s’y étaient cassé les dents, Ryan Giggs n’aura pas su non plus élever cette sélection. Déjà qu’ils ont assez de mal comme ça en Rugby…
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Mais revenons au Giggs que nous connaissons, celui de Manchester United. En 2009, la presse sportive britannique lui décernait le trophée de meilleur joueur de l’année, dix-huit ans après ses débuts, et seize ans après qu’il eut reçu pour la seconde fois le titre de meilleur jeune ! Une belle reconnaissance qu’il a su attendre, “pour l’ensemble de son oeuvre” serait-on tenté de dire, si Giggs ne s’était véritablement démené cette saison là. Et ça continue : le 20 septembre dernier contre Manchester City, il s’est payé le luxe d’offrir pas moins de quatre passes décisives, assurant la victoire des siens sur le fil, 4 à 3 (vidéo). Le 1er octobre , Manchester affrontait les carossiers de Wolfsburg en Ligue des champions. Menés au score à la 56ème, Giggs égalisait d’un coup-franc plutôt chanceux quelques minutes plus tard, avant d’offrir un caviar à Carrick à la 86ème pour le but de la victoire… (vidéo). Ce soir là,c’était le 150ème but de Giggs avec MU, toutes compétitions confondues. Et les supporters d’entonner tous en coeur “Giggs, Giggs will tear you apart, again“, sur l’air de Love will tear us apart de des mancuniens de Joy Division. Ah, le foot anglais…