Le chanteur de Boyzone à la saucisse de Morteau. A qui le tour ?


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MISE A JOUR 13/10/09 :
D’après les premiers résultats de l’autopsie, Gately a succombé à un oedème pulmonaire. Traduisez, il s’est étouffé dans son vomi, à la John Bonham.
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Rock’n Roll !
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Le 23 septembre, j’écrivais :
Dans la classique “Que sont-ils devenus”, il convenait de s’enquérir du sort de quelques collègues encore en vie de l’ami Filip Nikolic [...]
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Je ne mesurais pas encore l’ampleur de ces propos, et étais loin d’anticiper la tournure tragique des évènements à venir.
La série noire continue. Après le décès soudain de Filip Nikolic en marge du match de foot Serbie-France, c’est au tour de Stephen Gately, l’un des deux chanteurs du groupe irlandais Boyzone, de nous quitter.
Cette valse macabre intervient alors que le groupe, reformé en 2007, s’apprêtait à sortir un 6ème album l’an prochain.
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Stephen Gately Tribute
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Hier matin, le 10 octobre, Gately a été retrouvé inanimé après une nuit agitée dans un hôtel (forcément sordide) de Palma de Majorque, où il séjournait avec son compagnon, Andrew Cowles, avec qui il s’était engagé en 2006. La cause du décès reste inconnue à ce jour. Selon un de ses proches, cité sur News of The World : “It looks like he went out for a few drinks, then got back, fell asleep and never woke up.
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Son manager s’est dit “dévasté” par cette annonce. Quant aux autres membres du groupe, ils devraient sous peu se rendre à Majorque, selon le “vocaliste” Shane Lynch (les sondes Pitot sont sur le coup) :
Me and the boys are flying out in the morning. We just need to get over to where he’s passed and work out what we need to do.
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Sur le Twitter de l’artiste, le dernier message était daté du 6 octobre : “still busy – lots going on. Focussing on finishing my book next so may be quiet here“.
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Gately avait fait ses débuts dans le cinéma l’an dernier, jouant dans le film d’horreur pour teens Credo, comme on peut le voir sur cette photo du tournage :
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Gately dans Credo
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Il avait 33 ans, l’âge du Christ. Ne l’oublions pas.



“I will survive”…


Dans la classique “Que sont-ils devenus”, il convenait de s’enquérir du sort de quelques collègues encore en vie de l’ami Filip Nikolic.
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Toujours en quête d’histoires sordides, j’ai paresseusement parcouru la catégorie boys bands de Wikipedia. Y’a-t-il une vie après le boys band ? Quelles filières possibles de reconversion ? Ca m’étonnerait qu’on n’ait pas déjà eu un numéro de Capital là-dessus.
Rappelez-vous “Baila”, nous sommes en 1997, le groupe s’appelle Alliage, l’Alliance Ethnik des boys bands, en référence aux origines diverses et variées du cheptel : Steven l’anglais, Roman le corse, Brian l’espagnol (comme son nom l’indique), Quentin l’algérien (vous m’avez suivi).
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Baila, te quiero amor
Ton souvenir me poursuit encore
Baila, quand tu danses avec moi
Je suis fou de toi

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Sur la pente du déclassement comme G-Squad ou autres Boyzone dès l’année suivante, Alliage périclitait en 1999, aussi rapidement qu’il s’était formé. C’est que la vague boys band s’était heurtée au groupe France et à ses 22 membres déclamant gaiement “I will survive” en shorts et maillots mouillés, véritable tube de l’été 98 (qui allait d’ailleurs aussi marquer la fin de la période des “tubes de l’été”, phénomène phare de la pop culture des années 90 qui mériterait un article à lui tout seul).
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Alliage au sommet
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Le leader du groupe déchu, le sémillant Quentin Elias, décidait de goûter à une existence plus authentique, vivant de petits expédients au début des années 2000 : vendeur de kebab Porte de Clignancourt, barman au “Trap” dans le 6è arrondissement…
Ce qui ne l’empêcha pas de sortir en solo deux singles en 2002 (dont Always The Last To Say Goodbye) et un album en 2006 (What if I ?), après un exil New Yorkais. Il décrit ainsi ses difficultés de réinsertion dans le milieu culturo-mondain français sur un blog :
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C’est très difficile de travailler avec les français. Ils sont très compliqués… Quand tu penses qu’ici sur New-York, j’ai fais la première partie de Madonna, Janet Jackson, The Pussycat Dolls, Rod Steward, etc… et fais des émissions de télés, des concerts, MTV, etc… Ici les gens te jugent pour ce que tu sais faire et pas ce que tu as fais.
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L’info n’est pas vraiment fraîche, mais en 2008 le producteur américain Randy Blue annonce les premiers pas de Quentin Elias dans le monde du cinéma.
Le chanteur devenu acteur, qui a pris le pseudonyme de Q est présenté ainsi sur le site officiel de la boîte :
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Out of the darkness a figure emerges. Surrounded in mystery, he appears as if being plucked from time, the perfect specimen of manhood. Forged in steel and flesh, the physical embodiment of sexual heat. Who is this man in the golden mask ? Where does he come from ?
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Vous l’aurez compris, il s’agit de cinéma porno-gay ; de là à en conclure avec notre protagoniste que les américains vous jugent vraiment sur ce que vous savez faire de mieux, allons. Reste à savoir dans quel titre de l’écurie Randy Blue pourrions-nous retrouver notre poulain : au choix Deep and Hard, Melon Balls, Bananas from Brazil Vol. 3 ou bien Big Dick Island ?



Bettoun contre Bettoun


Encore mieux que “Mais qui a tué Pamela Rose ?”, le plus américain des films français de ces vingt dernières années, j’ai nommé “Le Grand Pardon II” d’Alexandre Arcady !
Bon d’accord le film date de 1992, mais quand même il me semble qu’il a été un peu vite oublié, alors rendons-lui justice.
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L'affiche officielle du flim

L'affiche officielle du flim


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Je ne sais pas qui a eu la chance de tomber sur ce film hier soir sur France 3, mais je dois dire que j’ai été bluffé. Scarface et Le Parrain revisités à la sauce (piquante) pied-noir dans un seul opus, c’est plus qu’un programme, une performance ! Alors certes, d’aucuns dirons que Le Grand Pardon premier du nom était plus abouti (perso je ne l’ai pas vu*), et que cette suite dissout toute l’intensité dramatique du premier dans un enchaînement de poncifs et de scènes prévisibles, mais quand même, pour une fois qu’un film français se montre aussi ambitieux… Et puis il suffit de sourire aux moments où l’on devrait frémir, et ça marche, sans même trop forcer !
De la même façon, admettez que pour regarder Scarface au premier degré il faut vraiment se faire violence, à moins d’accorder le moindre crédit à la morale néofasciste libéral-conservatrice de Tony Montana (J’ensenglante la ville pour faire fructifier mon business mais ne touchez pas à ma soeur parce que j’ai des principes).
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Le pitch en quelques lignes : la famille Bettoun, des caïds juifs pied-noirs engagés dans diverses activités peu recommandables du proxénétisme au trafic de cocaïne, est réunie à Miami pour fêter la sortie de prison du patriarche Raymond (Roger Hanin, épatant), qui a confié ses affaires à son fils, Michael, pardon Maurice (Richard Berry qui joue les jeunes premiers). C’est là que les choses se gâtent, entre règlements de compte avec les mafias locales, trahisons et vengeances familiales…
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Il faut absolument voir ce film pour la confrontation entre Roger Hanin et Christopher Walken (Pasco Meisner dans le film), qui joue le rôle d’un gros bonnet fils d’un officier nazi et féru de lévriers.
La scène se passe dans un restaurant, Walken, qui est sur un coup fumant avec le fils d’Hanin, s’invite à la table de ce dernier. Le ton monte rapidement.
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Le redoutable Paco Meisner

Le redoutable Paco Meisner


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Hanin : “I’ve seen many guys like you going to prison. The 2d day, we all know they are pussies…
Walken : “Are you calling me a woman ?
Hanin, impassible “…And the third day, we fuck them.” (élégamment traduit par “On les encule” dans les sous-titres français)
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Et Christopher Walken de rajouter, quand Hanin quitte le resto : par respect pour ton grand âge, je vais essayer d’oublier cet incident, mais ça va être très dur !
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Il faut aussi voir Jean-François Stévenin dans le rôle de l’avocat blond et chauve (aucun lien avec Tom Hagen dans Le Parrain) manier le fusil à pompe !
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Et Gérard Darmon dit “L’indien”, déjà grisonnant et mythique dans un rôle de crapule vengeresse, évoquer son passé torturé face à l’océan ! On n’y croit pas une seule seconde mais que c’est bon.
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Le Clan Bettoun au procès de Maurice

Le Clan Bettoun au procès de Maurice


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Et que dire des apparitions remarquées du mètre soixante de Jean Benguigui. Alors que Walken a kidnappé Berry (qui soit dit en passant lui crache du sang à la gueule), Roger Hanin organise la résistance chez les Bettoun. Il confie à chacun de ces hommes des tâches plus dangereuses les unes que les autres, quand arrive le tour de Benguigui :
“Oui Raymond ?”
“Va me préparer un café.”
“Tout de suite Raymond, comme tu les aimes !”
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Bref, rien que pour ces quelques morceaux de bravoure, mais aussi pour le pittoresque accent juif pied-noir, le décor très Miami Vice, la musique et les scènes baroques de rituels religieux du clan Bettoun, il faut saluer ce film, qui n’a pas d’égal dans la production cinématographique française.
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*Deux jours plus tard, j’ai regardé le Grand Pardon, impatient de rentrer dans la saga des Bettoun. Ce premier opus est de toute évidence moins torché que le second et on retrouve avec plaisir Bacri ou Bohringer, mais on regrette qu’il aille beaucoup moins loin que le II, d’autant plus qu’il est tout aussi difficile de le prendre au sérieux. Autrement dit, il n’est pas assez mauvais pour être bon, c’est juste une oeuvre moyenne, tout juste sauvée par une distribution audacieuse.