Identité nationale : un problème, quel problème ?


Negro Boy near Cincinnati, Farm Service Administration, Library of Congress, 1940.

Negro Boy, near Cincinnati, Farm Service Administration, Library of Congress, 1940.


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BETWEEN me and the other world there is ever an unasked question : unasked by some through feelings of delicacy ; by others through the difficulty of rightly framing it. All, nevertheless, flutter round it. They approach me in a half-hesitant sort of way, eye me curiously or compassionately, and then, instead of saying directly, How does it feel to be a problem ? they say, I know an excellent colored man in my town ; or, I fought at Mechanicsville ; or, Do not these Southern outrages make your blood boil ? At these I smile, or am interested, or reduce the boiling to a simmer, as the occasion may require. To the real question, How does it feel to be a problem ? I answer seldom a word.
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W.E.B. Du Bois, The Souls of Black Folk, 1903.
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William Edward Burghardt Du Bois (1868-1963) était un journaliste, sociologue, historien et éditeur américain originaire d’Haïti, militant des droits civiques, adhérent au parti communiste à 93 ans et naturalisé Ghanéen à 95 ans. Collection d’essais sur la condition noire aux Etats-Unis, couvrant la période allant de l’émancipation à la ségrégation raciale, The Souls of Black Folk est l’un des livres que conseille Forest Whitaker à la gamine dans Ghost Dog.
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En 2008, Moustafa Bayoumi, professeur d’Anglais à Brooklyn College, a publié How Does It Feel to Be a Problem ? Being Young and Arab in America.
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Pour revenir chez nous, en attendant les conclusions de ce glorieux débat sur l’immigr… euh pardon, l’identité nationale, pas d’inquiétude s’il n’a pas tenu ses promesses : ça ne fait que commencer.



Humeur – L’objet du scandale


Hier soir sur France 2, la nouvelle émission de Guillaume Durand, L’objet du scandale, où il recevait Jean-Marie Bigard et Mathieu Kassovitz (vidéo)
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Ces deux pantins ont pu exprimer par une remarquable démonstration d’hystérie tous leurs “doutes” sur la version officielle du 11 septembre, en étant très prudent de ne jamais avancer la moindre explication alternative, répondant à des questions par d’autres questions, comme l’a bien fait remarquer l’un des deux journaleux qui posait en contradicteur.
On a eu droit au sibyllin “Nous ne croyons en rien, nous ne faisons que relever des faits troublants“, entendu 10 fois dans la bouche de l’hydre Jean-Mathieu Bigovitz.
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Nos deux penseurs du doute se sont notamment paluchés pendant 15 minutes sur le fait qu’aucune caméra de vidéo-surveillance n’avait pu filmer le Boeing 757 qui est rentré dans le Pentagone.
Dixit Jean-Mathieu “86 caméras de vidéo-surveillance ont été saisies le lendemain de l’explosion, et ils ne nous ont sortis que 5 malheureuses images où l’on ne voit pas l’ombre d’un avion ! C’est le bâtiment le plus surveillé du monde et on n’a pas d’images de l’avion !“.
La farce tournant même à l’obscène, Bigard s’octroyant la parole des parents des victimes, “Si j’avais mon fils dans l’avion, je dirais Monsieur Obama, maintenant que vous êtes président, vous pouvez me montrer les images de l’avion ?” (WTF ?)
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Jean-Mathieu Bigovitz dans ses oeuvres
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Des images ! Nous voulons des images ! Et aucun journaleux sur le plateau pour répondre “Monsieur je-me-touche-le-doute, si on est en présence d’un gigantesque complot ourdi par les vipères de Washington (ou de Bilderberg si ça te fait plaisir), n’aurait-il pas été facile de sortir de fausses images pour que tu fermes ta gueule ? Et Hollywood, connard, ça ne te dit rien ?
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Bref, ces petits cons d’artistes en manque de causes, si malins qu’ils ne gobent pas la version des tout-puissants qui tiennent le monde et les médias, sont assez naïfs pour s’agenouiller devant un éventuel enregistrement vidéo qu’ils prendraient pour argent comptant. L’absence de preuve est à leurs yeux preuve du complot, alors que c’est tout l’inverse : ce micro-évènement montre a contrario qu’il n’y a pas de doute sur cette histoire, puisque sortir une vidéo bidon de l’attentat aurait été la chose la plus facile à faire de tout ce qu’ils semblent reprocher au gouvernement américain, sans avoir par ailleurs les couilles de le dire tout haut.
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Qu’on offre une tribune à ces deux ahuris (comme si on ne les voyait déjà pas assez), et qu’ils finissent leur spectacle en disant “Nous n’avons rien à gagner en faisant cela, que des coups à prendre, mais on le fait pour la démocratie“, (comme s’il fallait en plus les remercier) me donne juste la gerbe. Propagande pour propagande, je préfère encore Pravda à Agoravox…



Indians are full of shit !


Drunk Indian
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<< Un exemple extrême, il y a à peu près trois ans de cela, quand j'avais rencontré différents leaders Indiens dans le nord d'une province canadienne. J'étais présent sur l'invitation de ces leaders, qui voulaient discuter de leurs problèmes et solliciter mes conseils. La conversation s'engagea quand je suggérai que les indiens devraient se rassembler, par delà les clivages tribaux, et s'organiser. La conversation ressemblait à peu près à cela :
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Les Indiens : Voilà, on ne peut pas s’organiser.
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Moi : Pourquoi pas ?
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Les Indiens : Parce que c’est une façon de faire venue des hommes blancs.
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Moi : (Je décidai de laisser passer celle là, même si c’était évidemment faux, puisque l’humanité s’est toujours organisée depuis des temps immémoriaux) Je ne comprends pas.
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Les Indiens : Ben, vous voyez… Cela voudrait dire que nous serions corrompu par la culture de l’homme blanc et que nous pourrions perdre nos valeurs.
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Moi : Et quelles sont ces valeurs que vous pourriez perdre ?
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Les Indiens : Ben, il y a toutes sortes de valeurs.
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Moi : Comme quoi ?
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Les Indiens : Ben, il y a la “pêche creative” (creative fishing).
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Moi : Qu’est-ce que vous voulez dire par “pêche créative” ?
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Les Indiens : Ben, pour commencer, quand nous allons pêcher nous nous éloignons de tout. Nous traçons notre chemin dans les bois.
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Moi : Ben, nous les blancs on ne va pas exactement pêcher sur Times Square, vous savez.
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Les Indiens : Oui, mais c’est différent avec nous. Quand nous sortons, nous allons sur l’eau et on peut entendre le bruit des vagues contre le fond du canoë, les oiseaux dans les arbres et le bruissement des feuilles, et – vous voyez ce que je veux dire ?
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Moi : Non, je ne vois pas ce que vous voulez dire. De plus, je pense que c’est juste un tas de merde (a pile of shit). Vous-y croyez vous-mêmes ?
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Cela amena un silence stupéfait. Il faudrait noter que je n’étais pas profane juste pour le fait d’être profane, je faisais cela consciemment. Si j’avais répondu d’une manière tactique, en disant, “Je ne comprends pas vraiment ce que vous voulez dire”, on aurait tourné autour de questions de rhétorique pour les trente jours à venir.
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[La conversation était filmée, et quand ils montrèrent le film à des Canadiens blancs en compagnie des Indiens, les blancs avaient l'air affreusement déconfits.] Quand ce fut fini, un des Indiens se leva et dit, “Quand M. Alinsky nous a dit qu’on était plein de merde (full of shit), c’était la première fois qu’un homme blanc nous parlait réellement d’égal à égal – vous ne nous diriez jamais de telles choses. Vous diriez toujours “Je comprends votre point de vue mais je suis un peu embarrassé”, des choses de ce genre. Autrement dit, vous nous traitez comme des enfants.” >>
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Rules for Radicals Hardcover