La vie, la société, les autres… et la nature, bordel ?


Un spectre hante la jeunesse occidentale : le spectre de Chris McCandless, l’hilare protagoniste d’ “Into The Wild”.
Personnellement, j’étais pas très joisse avant de voir le film. C’est l’histoire d’un mec qui a tout pour réussir mais qui cherche le sens de la vie. C’est pourquoi il crame son cash, crashe sa caisse et casse sa croûte dans le grand NORD, qu’on m’avait dit.
Vous imaginez alors le peu d’enthousiasme que m’inspirait ce pitch. Je me figurais une farandole de hippies, de rastaquouères, de punks à chiens – ou encore pire, de bobos – se relever de leur fange pour saluer leur nouvel héros.
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Et pourtant, je dois admettre que ce film ne m’a pas laissé indifférent, loin de là, impression confirmant bien malgré-moi mon appartenance à la race des bobos, ce qu’une simple analyse en termes d’origine sociale aurait suffit à révéler en toute objectivité.
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Porcupine
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Qu’est-ce qui nous fascine tant dans cette histoire ?
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Déjà, c’est vrai que d’un côté on ne peut pas s’empêcher de penser que ce mec est un enculé (faut voir ce qu’il a fait à sa famille), un ahuri ou tout simplement un petit merdeux égocentrique.
Mais quand même. C’est peut-être mes vieux relents d’éducation de scout qui ressortent, mais putain ça me fait rêver son histoire, et pas qu’un peu.
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S’il fallait ne retenir qu’une scène, je prendrais celle où il ne peut éviter de laisser se gâter la viande de l’élan qu’il vient de tuer – gros plan sur les asticots – ce qui lui inspire cette réflexion dans son journal : “l’un des plus grands désastres de ma vie”. Je ne sais pas pourquoi mais dans mes souvenirs cinématographiques peu de scènes ne m’ont autant marqué ou ne m’ont paru aussi vraies.
Michael Pollan, un éco-journaliste militant du New York Times, s’était mis en tête de composer un repas issu du seul fruit de ce qu’il avait récolté et chassé. Après s’être retrouvé bras écartés et couteau entre les dents face à un poulet terrorisé, il a alors écrit que ce serait la moindre des choses pour n’importe quel mangeur de viande de prendre au moins une fois dans sa vie la responsabilité de saigner le bestiau qui lui servira de pitance…
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Mais revenons-en à Chris McCandless. Comme toute belle histoire, celle racontée dans le film de Sean Penn à partir du livre de Krakauer déforme les faits pour transformer McCandless en héros romantique. Et comme presque toujours, la vérité est beaucoup moins lisse et tire vers le sordide. Jusque là, rien que de très banal.
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Un petit avertissement : il ne s’agit pas ici de jouer au redresseur de torts ni d’énumérer une liste d’incohérences factuelles pour le plaisir. Mais quand on est bercé par une histoire qui place au cœur de son intrigue la quête de la vérité, on est en droit d’en réclamer sa part. Ne serait-ce aussi parce que ce personnage mérite bien qu’on s’intéresse à lui.
D’où ce qui suit : après avoir passé pas mal de temps à me dépatouiller sur la toile, je suis tombé sur plusieurs révélations, ou interprétations divergentes.
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1°Sur la mort de McCandless
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Loin de la fin en forme d’apothéose tragique présentée par le film, où notre héros meurt d’empoisonné en regardant le soleil, McCandless est en fait mort de faim sans la moindre intervention vénéneuse, comme le révélait son autopsie (et comme une merde). Il n’a tout simplement pas réussi à récolter (ou tuer) suffisamment de baies (de gibier) sur une base régulière pour assurer sa subsistance. Ses quatre mois dans la nature sauvage ont été quatre mois d’une longue descente aux enfers vers la famine pure et simple. Ce que les fameuses scènes de la ceinture ne suggéraient qu’à moitié dans le film.
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Ci-dessous, la reconstruction de la courbe de poids de McCandless, estimée d’après un relevé de ses consommations quotidiennes qu’il tenait dans son journal. Ce boulot a été fait par Ron Lamothe, qui a réalisé un documentaire sur le sujet, The Call of The Wild (la plupart des infos présentées ici viennent du lien ci-dessus vers le site de Ron Lamothe).
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Starvation
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2° Sur l’incapacité matérielle de McCandless à rejoindre la civilisation
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On se rappelle que dans le film McCandless ne peut revenir à la civilisation car la rivière qui le sépare de la piste par laquelle il était venu de la highway (qui n’était qu’à 20 miles de son camp) était en crue. Or, à moins d’un quart de mile de là une tyrolienne permettait le passage.
L’auteur du livre nous explique alors que McCandless avait laissé une carte des lieux dans la voiture de l’homme qui l’y avait déposé. Et Krakauer de surenchérir, en expliquant sur le plateau d’Oprah qu’il n’y a plus de tâches blanches sur nos cartes modernes, et que pour trouver la vérité de la nature il faut alors laisser cet instrument derrière soi, et que cet oubli faisait parti du glorieux dessein de son héros.
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Outre qu’il est peu probable que McCandless ait passé presque quatre mois à crapahuter en recherche de nourriture sans s’éloigner de plus d’un quart de mile vers ce coin là, ce qui ferait de lui un aventurier bien peu curieux, le fait est qu’il possédait une cartes et qu’elle indiquait ce passage. Rajoutons aussi qu’à quelques miles de son bus magique se trouvait un abri d’urgence des rangers du parc national, généreusement doté de réserves de nourriture.
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Qu’est-ce qui a donc retenu McCandless ? Innocence, débilité profonde, paresse pathologique, instincts suicidaires ou grandeur d’âme ?
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Crazy ass motherfucker
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3° Sur la santé mentale de McCandless
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Il y a des personnes que McCandless emmerde vraiment. Ce sont d’abord ces habitants qui vivent disons sur l’edge de la wilderness de l’Alaska, qui ont tous rencontré à un moment de leur vie un gamin des “lower 48″ (les Etats restants des US moins Hawaii) qui voulait jouer à l’aventurier, et qui voient depuis quelques années le cas McCandless faire des émules parmi des jeunes paumés qui ont trop lu Nietzsche ou Thoreau. Dès qu’ils ont trois poils de barbe et le cul qui gratte, ils s’enfoncent dans la taïga avec leur bite et un couteau, se retrouvent tôt ou tard en détresse et débordent les services de secours des rangers.
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Fatigués du culte de McCandless (le bus magique est devenu un lieu de pèlerinage pour la “génération X”, un peu comme la tombe de Jim Morrison pour les baby-boomers) des journalistes du Anchorage Daily News défendent la thèse selon laquelle ce dernier était atteint de schizophrénie. Ils invoquent alors sa propension à parler de lui à la troisième personne dans son journal, le fait qu’il se soit inventé un double sous le nom d’Alexander Supertramp, ou encore cette note dans son carnet, indiquant que le but de sa quête était de “tuer son ennemi intérieur”…
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En réponse aux habitants de l’Alaska qui prenaient McCandless soit pour un imbécile heureux, soit pour un malade mental, voilà le commentaire d’ “holmiex” sur un set flickr de photos du bonhomme :
“I’m planning on going to alaska and camping in bus 142, but i’m installing cable TV, internet and heat in the bus just to win the admiration of the alaskans, since they clearly didn’t understand what Chris was about.”
Rien à ajouter.
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4° Le message de détresse de McCandless
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Détail d’importance passé sous silence par le livre comme par le film, ce message laissé par McCandless dans le bus :
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SOS
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Poignant, n’est-il pas ? Pauvre bougre.
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Bon, très bien. Maintenant que l’histoire de McCandless a l’air moins sexy à y regarder de plus près, pourquoi reste-t-elle fascinante ?
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Bien avant que le livre de Krakauer ne sorte en 1996, McCandless avait déjà atteint le statut de “folk hero” parmi la jeunesse désabusée de la génération X (mais si, les jeunes des années 80 et du début des 90, entre Reagan et Nirvana). Quinze ans plus tard, si cette histoire garde tout son attrait, c’est qu’on n’est peut-être ni plus ni moins désabusé que les jeunes de la génération nous précédant immédiatement. Nos darons ont eu Che Guevara ou Mick Jagger, le rêve de la justice ou celui de la jouissance, la génération X comme la nôtre auront eu Chris McCandless ou Kurt Cobain, le rêve de la fuite ou de la déchéance. Après tout, si on a besoin de rêver de ces choses-là, c’est peut-être qu’on est pas si mal lotis dans la réalité. Ce qui est le nœud du problème, aussi bête que cela puisse paraître : si on a tout ce qu’il faut, pourquoi devrait-on encore chercher à avoir plus ?
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Sans remonter jusqu’à la pénible histoire du bon petit sauvage, l’idée d’un retour à la nature a été exaltée de longue date dans l’occident moderne en réaction aux mythes du progrès : romantisme vs positivisme au XIXè, contre-culture écolo vs productivisme à la fin du XXè.
Ce qu’il y a de différent avec cette histoire, si on veut la comparer par exemple aux utopies des 60s, c’est que les hippies comme les gauchistes voulaient réinventer un mode de vie autour du collectif. Notre McCandless, lui, est bien seul et recherche cet isolement. Quel pauvre bougre, vraiment.
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Tout cela fait une bien triste fable, mais ne serait-ce pas là justement le signe d’une belle histoire ?
Et ce qui importe au final, aussi insensée ou égoïste qu’ait pu être son aventure, c’est que ce mec ait montré une voie et puisse être d’une quelconque inspiration. Sa courte existence aura stimulé plus d’hommes et de femmes et réveillé plus d’envies que n’importe quel connard qui a “réussi sa vie” selon les critères modernes de la réussite ne l’aura jamais fait.
Repose en paix, petit gars.
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7 Comments, Comment or Ping

  1. Da Wo

    Merci encore Nico-lard pour cet article polé-mi-moqueur (ou pas).

    Peut être qu’on est tous un peu pareil. On en a marre de se faire embrigader par la société qui nous dicte quoi manger / faire / comment vivre, etc… Ou simplement on cherche à savoir quelle est notre destinée propre (non je déconne là, bande de vieux hippies).

    Qui n’en a pas assez de se faire endormir par le pseudo confort que nous offre la société actuelle. C’est tellement facile d’avoir tout ce qu’on veut – à condition d’accepter le pacte tacite métro boulot dodo qui nous est offert en héritage par nos parents – de nos habits à nos logements en passant par la bouffe (comme tu le souligne si bien).
    Je ne suis pas un fondamentaliste ou rien du tout, mais je me demande quand même un peu comment on en est arrivé là.

    J’aimerai néanmoins porter à ton attention qu’en général, quand on cherche la vérité, on fait un documentaire. Là effectivement, c’est une fiction, romancée, pour toucher au maximum les spectateurs (et apparemment ça a marché avec toi…).

    Pour finir, ce pauvre gus est telle notre société actuelle, solitaire et individualiste basée sur la recherche de l’épanouissement personnel. Ce triste bougre est donc bien le héros de cette société qu’il cherche à fuir.

    PS : méfiez-vous de Google, c’est le diable !

    février 6th, 2009

  2. C’est vrai que j’hésite pas à casser du sucre sur le dos de McCandless, ne serait-ce que pour stimuler la critique, et aussi pour la blague.
    Mais je reste admiratif devant ce bonhomme, dont l’épopée m’a en effet touché. Même si son trip me dérange sur bien des aspects. Je m’interroge.
    Sur le fond, je suis donc d’accord avec toi, et je le comprends tout à fait. Et qu’il soit mort tout seul dans son délire, égoïste s’il en est, plutôt qu’au milieu de la masse comme un veau goinfré rajoute à la limite à son honneur, il n’y a pas de procès à lui faire là-dessus.
    Après, je ne voulais pas critiquer le fait que le film s’écarte de la réalité, il le fallait bien. J’avais juste envie d’en savoir plus sur ce gars. La recherche de la vérité quoi, dans la nature comme sur Google… qui est une vrai saloperie, je te l’accorde (ça sera pour le prochain débat !)

    février 6th, 2009

  3. Da Wo

    Juste pour rire :
    http://www.menshealth.com/eatthis/20-Worst-Foods-2009/1_The_Worst_Food_in_America_of_2009.php

    si qq1 veut se suicider à la bouffe (ce truc contient autant de sucre que 3.5L de coca, et du gras pour des semaines, etc….)

    [un peu hors sujet, mais OSEF]

    février 6th, 2009

  4. Flo

    Merci Nico pour cet article vraiment intéressant (un peu comme d’hab…c’est chiant à force..).

    Into the wild, j’en ai fait l’éloge pendant longtemps (et encore maintenant d’ailleurs).
    Ce film m’a retournée, émue, et bcp touchée. Je l’ai trouvé vrai et poignant (syndrome fille-> larmes…etc).

    Complètement d’accord avec votre perception des choses à Dawo et toi.

    Et c’est vrai qu’en sortant de ce film, on se dit “La société c’est trop d’la merde…j’vais tout claquer” (syndrome Kevina…et j’vais dire merde à mes parents!…)
    Mais au delà de la critique de la société, ce qui m’a personnellement marquée dans le film, et dont vous ne faites pas mention, c’est le besoin de l’Autre.
    En effet, Chris McCandless pense pouvoir s’en sortir seul, sans les autres (aussi bien physiquement que mentalement). Il le revendique tout au long de son périple ; pas d’attache, il veut être seul, vivre son expérience seul, et il n’a besoin de personne (on voit pourtant qu’il s’attache bcp à son dernier compagnon de route).
    Au final qu’apprend-il de plus important sur lui-même et sur la vie (à mon sens), c’est qu’il a besoin des autres, pour vivre et se sentir exister.
    Son expérience de la solitude lui a montré à quel point les relations sociales sont importantes, précieuse, voir vitales !
    Suis-je la seule à avoir perçu cela ?
    Je n’ai pas fait de recherches quant à la véracité historique de ce passage du film, peut être est-ce seulement un ajout supplémentaire de Sean Penn pour romancer l’histoire? Je ne sais pas.
    Mais en tout cas, ça m’a marqué.

    février 9th, 2009

  5. C’est toujours un plaisir de te lire vieux, vraiment!

    Je voulais étayer ton post en précisant ce qu’à précisé Flo, mais plutôt sur le mode: “Un type qui a besoin de crever la dalle dans un bus au milieu de nulle part pour se rendre compte que pour être heureux il faut qu’il partage avec l’autre, je le baise”.

    Je ne vois pas grand chose d’autres qui pourrait faire avancer le débat, tu me connais, je suis une pute sensible avec un vieux background gauchiste voire beatnik, j’ai évidemment été touché par le film, le bouquin, le mythe.

    D’autres, comme mon pote musulgay, ont été jusqu’à partir pour faire le tour de l’Australie à vélo, et vivre leur aventure à la McCandless (bon nom de burger d’ailleurs). En ce qui concerne l’exemple précité, le retour s’est fait au bout de deux semaines. Qu’est ce que ça peut bien traduire?

    Je ne tire pas de conclusions hâtives, mais je pense que si McCandless avait été de notre génération, il aurait fait un blog.

    février 10th, 2009

  6. Sur le truc de la fin, qui marche vraiment dans le film et est marquant, comme tu disais Flo, où il se rend compte que “le vrai bonheur est partagé”, à mon avis c’est une feinte de gauchiste libéral-libertaire à la Sean Penn, pour faire pleurer dans les chaumières.
    Je le pense pas assez con pour qu’il ait du attendre de perdre 50 kilos et de commencer à digérer son rectum avant de s’en rendre compte…

    Après, c’est possible qu’on ait retrouvé dans son journal une allusion à cela, mais ça m’étonnerait. La dernière annotation de son journal était “Beautiful blueberries”, ce qui en dit long sur l’état moral du bonhomme. A mon avis il était juste complètement taré et perdu pour la civilisation. C’est justement ce qui fait de lui un héros, dans toute sa crasse, et pas une icône de la gauche bisounours.

    février 11th, 2009

  7. Flo

    Maieuh…pourquoi c’est pas un icône bisounours…merde..
    D’accord avec toi sur l’état mental du gars à la fin de ses jours…

    Mince mais pourquoi personne ne veut me laisser rêver à un monde toupoutoux ! grrrr…

    février 12th, 2009

Reply to “La vie, la société, les autres… et la nature, bordel ?”

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