octobre 9th, 2008
Erratoum - Manger du bœuf de Kobé à Paris
Oui je dis bien “erratoum” et non erratum, car si déjà on a la prétention puante d’utiliser des expressions latines, alors autant dire “oum” comme il se doit et non “eum” comme il se voit (ou plutôt comme il s’ouït) chez nos contemporains. Alors on me dira quel boulet, quoi d’autre, et en plus il l’écrit il ne le dit pas donc ça ne change rien. A quoi je répondrais : oui mais, tant qu’à faire s’il faut écrire le latin correctement, alors à vos burins mes gamins et remplacez moi tous ces u par des v en déclamant joyeusement “Erratvm ! Erratvm !”
Donc, un minimoum social (mais surtout pas de minimoux sociaux !), un curriculoum, un vademecoum, et un erratoum s’il vous plaît.
Pourquoi erratoum ?
Parce qu’on peut trouver du bœuf de Kobé en France, comme max l’avait remarqué et contrairement à ce que j’avais asséné un peu vite dans un autre post (bien qu’entre le véritable Kobé élevé dans les règles de l’art et le “kobe style” il subsiste encore toute une zone d’ombre).
Mais le pire dans cette méprise c’est que je le sais pour en avoir mangé il y a un an et demi.
Donc, je suis peut-être le seul mec en France a avoir mangé du bœuf de Kobé sans le savoir. Youhou !
Faut dire que le menu n’était pas très clair et qu’on m’a révélé la vérité de mon assiette que la semaine dernière.
C’était une ou deux semaines avant l’élection de Sarkozy avec ma sœur et son copain dans un restaurant japonais dans le quartier de l’Opéra à Paris. On vivait encore bien à cette époque, les traders se tapaient sur l’épaule, les prolos pétaient des garos au PMU du coin, l’équipe de France préparait l’euro en toute sérénité et le vieux Siné ne portait pas encore le stigmate odieux de l’antisémitisme. Je me souviens de la date parce ce que je portais un T-shirt de propagande pour Ségolène Royal - le même que JB a en photo - ma sœur s’était foutue de moi, elle hésitait encore pour qui voter elle m’a dit “et pourquoi pas Bayrou” je lui ai dit “tout ce qui n’est pas de gauche est de droite” résultat elle a voté Sarko…
Mais venons-en au met. Ça se présentait sous la forme de petits carrés de viande découpés en lamelles et délicatement nervurés, à faire cuire soi-même (quel bonheur !) sur un grill miniature disposé au milieu de la table. Pour la sensation gustative il faudra repasser parce que ça commence à dater, mais c’est vrai que dans mes souvenirs cette viande était étonnamment fondante et avait un goût particulièrement fin, entre autres banalités (banalité du verbe mais je vous assure que la viande nétait pas banale).
Le resto se trouve au bout de la rue Ste Anne à l’angle de la rue Thérèse en partant de l’Opéra Garnier - LA rue des restos japonais à Paris - on le reconnaît facilement de l’extérieur parce qu’il y a des sortes de hottes au dessus de toutes les tables. Par contre il vaut mieux réserver c’est blindé la plupart du temps, quant au menu “carrés de kobé sur pierrade” il vous en coûtera 20 euros ce qui reste convenable même si pour les quantités c’est pas vraiment Byzance…
