Au tour de DéDé ?


Aujourd’hui, la fédé va décider du sort de Raymond Domenech. Qu’il reste à la tête des bleus (ce qui paraît le plus probable) ou qu’il soit remplacé par Deschamps, quelles en seront les conséquences ? Analysons les équipes types de notre sélectionneur inflexible et de son prétendant, avant de suggérer la notre.

Equipe type de Domenech :

On vous avait dit que c’était pas un pédé Domenech

Coupet

Clerc
Boumsong
Abidal
Squillaci

A. Diarra
Toulalan
Malouda
Ribéry
Govou

Gomis

Un 4-5-1 sécurisant, qui compte plusieurs gloires lyonnaises (Coupet, Clerc, Boumsong, Squilacci, Toulalan, Govou) que les plus grands clubs étrangers jalousent, mais aussi des ex-gloires lyonnaises (A. Diarra, Abidal, Malouda) qui sont arrivés au sommet de leur carrière et éclaboussent de toute leur classe les plus belles pelouses d’Europe. Ajoutez à cela de l’audace en attaque (Bafétimbi “One-Hit-Wonder” Gomis en pointe), avec une option pour ce vieux renard d’Henry, toujours prêt à rentrer en jeu à la 92ème minute pour faire basculer un match.

Equipe type de Deschamps :

La pression monte pour Didier

Barthez

Thuram
Blanc
Sagnol

Makelele
Toulalan
Vieira
Micoud
Pirès

Trézéguet
Henry

Un 3-5-2 équilibré, qui allie avec subtilité la fougue de la jeunesse (Toulalan) à l’expérience des anciens (Barthez, Thuram, Blanc, Sagnol, Makelele, Vieira, Micoud, Pirès, Trézéguet, Henry). Avec en prime, le retour aux affaires de Laurent Blanc et du divin chauve pour encadrer les talents émergents (Toulalan-joue-là-comme-Deschamps) et insuffler l’esprit de France 98 aux jeunes (Toulalan). Un milieu de terrain solide et combattif (Toulalan), à l’image du sélectionneur. Rien ne semble pouvoir arrêter cette équipe, si ce n’est le temps…

Mon équipe type :

Sélectionneur :

Eric Cantona. Le seul capable d’apporter de la folie sans faire défaut d’autorité. En plus, il n’est pas du sérail. Idéal pour “poser ses couilles sur le terrain”, pour paraphraser Jérôme Rothen.

OMG…

Mandanda

Evra
Mexès
Gallas
Diarra

Toulalan
Vieira
Ben Arfa
Ribéry
Nasri

Benzema

Coupet carbonisé et à la rue (l’Atletico Madrid hésite à allonger 3 millions pour s’offrir ses services), Frey traumatisé à vie par sa boulette ukrainienne et Landreau en pleine psychothérapie de choc, la voie est toute tracée pour Mandanda pour le poste de gardien.

En défense centrale, le retour du roc romain Mexès, articulé au pseudo-ancien Gallas me semble le choix le plus sûr.
Sur les côtés, l’Euro a définitivement prouvé, s’il le fallait encore, l’indéniable supériorité d’Evra sur ce croque-mort d’Abidal, que ce soit pour l’animation du jeu comme pour la sûreté défensive. Sur la droite, ça m’étonnerait que Sagnol puisse se relever de sa saison crépusculaire. Je préférerais alors à ce poste Lassana Diarra, pour ce qu’il a déjà montré en amical en bleu, plutôt que le novice Sagna.

Pour les postes de milieu défensif, on ne peut pas reprocher grand chose à Toulalan, si ce n’est sa faiblesse technique. Mais bon, il ratisse… Le retour du fringuant et toujours percutant Vieira devrait nous faire beaucoup de bien.
Pour l’animation offensive, je pencherais pour une combinaison culottée avec Nasri et Ben Arfa sur les ailes, ce qui permettrait à Ribéry de jouer dans une position axiale ou plutôt d’électron libre, comme il l’affectionne au Bayern.

En attaque, une seule pointe, Benzema. Pourquoi une seule pointe ? Parce que ce serait la meilleure solution pour que la France puisse construire du jeu : si on ne marque plus, ce n’est pas à cause d’un trop peu d’attaque, mais surtout parce que depuis le départ de Zidane, personne fait le taf pour apporter des ballons vers l’avant. En faisant combiner Ribéry, Nasri et Ben Arfa, on pourrait arriver à des choses intéressantes dans la percussion et la distribution du ballon, et essoufler les défenses adverses plus rapidement qu’en faisant jouer deux attaquants isolés.
Et puis j’ai surtout pas envie de voir Henry faire la ballerine et sautiller le petit doigt en l’air dès qu’on lui chope la balle. Quant à Anelka, ça fait six mois qu’il ne marque plus, depuis qu’il compte ses billets à Chelsea, qu’il sponsorise des burgers et qu’il fait la couverture de GQ. Quant à Cissé, c’est Cissé. En revanche le retour de Trézéguet comme joker, dans un rôle qu’il a toujours su remplir efficacement, me semble justifié.

Voilà qui pourrait être une équipe pour construire l’avenir, avec seulement deux joueurs de plus de trente ans (Vieira et Gallas, 31 ans tous les deux) et une tripotée de jeunes talents (Mandanda, Diarra, Nasri, Ben Arfa, Benzema) et de moins jeunes déjà confirmés (Mexès, Evra, Toulalan, Ribéry). Après ça, il va falloir réapprendre à faire circuler la balle, à prendre des risques, à combiner, à faire des centres, à varier les approches, bref à joueur au ballon, et à défaut d’être champion du monde, on pourra au moins présenter un jeu pas trop dégueulasse à regarder. Quitte à ce que ça se termine comme pour les Pays-Bas cette année…