En ces temps de chasse aux sorcières et de flicage des comportements individuels, et en attendant l’avènement de l’homme nouveau empli de vertu et de sage industrie (un mix entre Patrick Swayze et Jean-François Copé), les informations qui vont suivre sont en mesure d’apporter quelque réconfort :
Zinedine Zidane fume des garos !
Et il n’est pas seul. Et en plus, ça fait deux ans qu’on le sait mais que tout le monde s’en fout. Alors que non, il ne faudrait pas prendre ce geste à la légère. S’il peut le faire, nous pouvons le faire. On savait déjà que Barthez le chauve pétait garo sur garo, mais on était en droit de douter qu’un joueur de talent puisse commettre l’irréparable. Ce qui est désormais chose faite.
Preuve en est, cette photo prise lors de la coupe du monde 2006. Image qui a été commentée et décortiquée par la police du net sur d’innombrables forums, sans qu’il ait pu être établi qu’il s’agit d’un fake. D’ailleurs, alors qu’en France la presse restait muette, cette photo était reprise dans les perfides feuilles du Sun et du Mirror, et diffusée à la télé anglaise. Un article du plus respectable The Observer daté du 16 mars 2008 y fait aussi allusion, sous la plume du born again David James, repenti et vénère, dans un appel enflammé à la croisade contre le tabagisme du vestiaire.
En plus de Zizou, des joueurs comme Dimitar Berbatov, Oliver Neuville ou encore Bernd Schneider sont connus pour cultiver le plaisir de la cousue. Dans un passé pas très lointain, une brute comme Robert Prosinecki, qui a pourtant fait étalage de ses capacités pulmonaires en ratissant bien des terrains, était réputé fumer jusqu’à deux paquets par jour. Ce qui n’est rien par rapport à l’excentrique star des Queens Park Rangers de la grande époque — mais si, le Queens Park Rangers des années 1975-1977, quand ils avaient fini seconds du championnat et qu’ils avaient atteint les quarts de finale de l’UEFA — le dénommé Stanley Bowles, qui pouvait consommer jusqu’à 80 garos agrémentées d’une bouteille de gin dans un jour ordinaire.
Les joueurs glorieux n’échappaient pas non plus à cette bizarrerie : Garrincha fumait depuis l’âge de dix ans et était plus que porté sur la bouteille, alors que Bobby Charlton, Maradona et Cruyff traînaient aussi cette habitude. Devons nous rappeler ici que le capitaine hollandais avait passé la veille de la finale du mondial 74 en compagnie d’hôtesses à fumer des pétards et à s’arroser de champagne autour de la piscine de son hôtel ?
La palme du paradoxe revient sans doute au cumulard Sócrates : grand buveur, fumeur, footballeur et… diplômé de médecine — il avait donc sans doute passé le serment d’hypocrite (calembour !)


Bienvenue sur bLoG dE NiCoLaR. Faites comme chez vous...
Tom a dit,
12-6-2008 à 17:02:42 IP 217.128.79.2Les petits vices privés font les grandes richesses publiques.