“Les peuples vont au combat, les Chattes � la guerre !”
C’était un long après-midi d’automne. Je m’en souviens encore très bien alors que je fouillais dans les Annales de Tacite je fus subjugué par la merveilleuse épopée des Chattes. Pline l’ancien (respect), qui n’en manquait pas une, est le premier � citer les Chattes, vers 75 après Jésus-Christ.
Comprendre les Chattes, c’est d’abord comprendre leur environnement. En l’état des connaissances actuelles, l’historiographie ne permet pas de déterminer avec précision la région d’origine des Chattes. Tout au plus sait-on que vers les premières années de l’ère chrétienne les Chattes descendirent du Jutland et aboutirent aux forêts et marécages bordant le cours supérieur du Weser et de l’Eder où ils se fixèrent en masse. Durant ces années pas toujours faciles les Chattes connurent pour seul logis des huttes grossières adossées aux méandres tortueux de la Weser, protégés par l’épaisse toison forestière qui couvrait alors d’immenses parties de la Germanie. La vie était plutôt courte en ces lieux malsains peu propices au développement de l’hygiène : l’humidité constante était en cause dans bien des maux affectant les Chattes. Les forêts de feuillus couvrant leur territoire agissaient néanmoins comme un énorme tampon absorbant et représentaient évidemment une source importante de combustible (”la forêt est le manteau du pauvre” comme nous indique le proverbe letton). La tourbe omniprésente était fréquemment brulée � son tour, ce qui avait comme inconvénient de dégager des effluves nauséabondes qui n’étaient pas sans incidence sur la fraicheur des Chattes.
Dans ces forêts sombres et impénétrables les Chattes s’adonnaient avec une certaine volupté au maniement des armes en tout genre (butt plugs, joystick dildos, ainsi que le redoutale plug dogtraining), préparant leur expansion vers la rive gauche du Rhin par del� les frontières de l’Empire. Vers 37 après Jésus Christ, les Chattes accomplissaient leurs pillages jusqu’au territoire des Ubiens. C’est en 50 après Jésus-Christ que se déroula leur plus formidable invasion : les Chattes se dirigèrent telle une meute enragée vers les campagnes prospères d’outre Rhin (connues plus tard sous le nom d’Alsace). La traversée du Rhin fut délicate mais les Chattes devaient s’y mouiller, et l’on vit des Chattes s’aggripper rageusement � d’énormes troncs pour échapper � la noyade tandis que la plupart se contentèrent de gourdins de taille plus modeste. Passé cet obstacle, les Chattes se vautrèrent dans une débauche inouïe, pillant et brûlant tout ce qui se trouvait sur leur passage, femmes et enfants n’échappant pas � leur sauvagerie. On aurait dit que les Chattes étaient en feu !
C’est ainsi qu’un observateur privilégié, le général Robertus Anilingus - qui est resté dans la postérité comme “le défonceur de Chattes” suite � ses campagnes victorieuses - décrivit la tribu :
“Parmi tous les peuples barbares qui harcelaient l’Empire en ce temps l� , les Chattes étaient les plus farouches. A chaque printemps, une folie bestiale s’emparait d’eux. Leur activité devenait alors intense, allant du simple pillage de fermes aux viols de villages entiers. Les Chattes n’étaient jamais rassasiés ! Il en fallait toujours plus pour assouvir leurs féroces appétits !
Un soir, alors que mes troupes apeurées contemplaient les régions dévastées par leur passage, je sortis l’épée de mon fourreau et tint � peu près ce langage : Mes braves, la trêve est passée. Nous avons suffisamment tournoyé autour des Chattes, les regardant s’adonner aux vices les plus odieux et souiller nos contrées. Qu’est-ce qui nous retient encore ? A notre tour de nous payer du bon temps ! Il nous faut désormais passer � l’action. L’heure est venue de défoncer les Chattes, et il ne faut pas qu’une seule en réchappe !
A ces mots une terrible excitation s’empara de mes soldats qui ne rêvaient plus que d’en découdre avec les Chattes. Ils n’en dormaient pas de la nuit. Les Chattes occupaient tous nos esprits telle une obsession.”
L’histoire finit mal pour les Chattes. Tel que le raconte Tacite “La débauche où ils s’étaient plongés et l’accablement du sommeil les rendir faciles � envelopper”. Le fer fut battu contre les Chattes et � coup d’attaques et de contre-attaques dans un va et vient incessant accompagné de sueur et de sang les Chattes furent finalement soumis � la bataille de Coïtus. Les romains donnèrent tellement qu’il s’en suivit une véritable orgie qui devait laisser des traces irrémédiables chez beaucoup de Chattes.

Les Chattes n’en restèrent pas l� . Sous le règne de l’empeur Domitien (81-96 après Jésus Christ) l’Empire eut encore � lutter contre les Chattes alliés � d’autres peuples germains comme les Suèves. Puis, peu � peu, les Chattes s’assimilèrent � la civilisation occidentale. La tribu fut convertit au christianisme au début du VIIIème siècle par Saint Boniface, demeuré célèbre pour ses inépuisables activités de missionnaire auprès des Chattes. Cet évènement marque la fin de leur culture originale. A partir de l� l’histoire des Chattes se confond avec l’histoire de l’Europe, pour le meilleur comme pour le pire.
A noter que les Chattes avaient une étrange coutume : leurs membres se laissaient pousser la barbe et les cheveux jusqu’� ce qu’ils eussent tué leur premier ennemi. Il n’était ainsi pas rare de rencontrer en Germanie inférieure de jeunes Chattes blondes ou rousses couvertes de poils, semblables � une fourrure. D’où l’expression, assez répandue aux premiers siècles de notre ère, de “Velu comme une Chatte” !
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NB : la plupart des faits relatés ici sont bel et bien avérés ! L’auteur facétieux de ces lignes s’est toutefois permis quelques loufoqueries que le lecteur averti aura bien évidemment relevé : s’agissant ainsi de la description de l’environnement et de l’armement des Chattes (surtout de l’armement), du déroulement de leur invasion, de la citation du bien nommé Robertus Anilingus ou encore de la bataille de Coïtus.
Consultez notamment cette page de l’encyclopédie Wikipédia pour quelques informations sur les Chattes. Sur celle-ci, vous trouverez des illustrations de Chattes (on vous aura prévenu !)
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rooo
Mon dieu mon cher professeur, il y a longtemps que vous ne nous aviez pas entrainé avec une telle vigueur, une telle intensité, dans une plongée passionante profonde et bien documentée de l’univers si passionant des Chattes… Roo (pulverised de rire )
avril 17th, 2007
Reply to “Voyage au pays des Chattes”