Présidentielle 2007


 

République Française

ELECTION PRESIDENTIELLE DES

 

22 AVRIL ET 7 MAI 2007

 

CAMPAGNE OFFICIELLE

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Le 22 avril prochain les Français seront appelés aux urnes pour le premier tour de l’élection présidentielle. En tant que citoyens, vous serez dans le devoir de faire des choix. Malgré le matraquage médiatique des grosses machines politiques, nous croyons qu’il reste de la place pour les petites formations et que la démocratie sort grandie de la confrontation d’une pluralité de vues. Notre groupe politique se veut le défenseur de traditions menacées au nom de la sauvegarde de nos libertés individuelles. De plus, nous croyons que nous pouvons mettre ces traditions au service du progrès social. Vous comptez vous en sortir, nous comptons vous y aider et surtout nous comptons sur vous pour y parvenir. Vous pouvez compter sur nous.
M. Gérard VOGI,
candidat déclaré du groupe
Prostitution,

Tabac, Stupéfiants

et Traditions

 

(Divers gauche)

 

 

 

Mes Chers Concitoyens, Françaises, Français,

C’est le coeur serré que je m’adresse à vous. Comme vous l’avez sans doute appris dans ces heures difficiles, notre parlement croupion est en train de préparer l’adoption d’un décret visant à réduire à néant les derniers espaces de libertés individuelles dont nous jouissions encore dans ce pays. En effet, cet infâme décret vise à interdire la consommation de tabac dans tous les lieux publics, c’est à dire aussi bien au travail que dans les bars, restaurants et autres lieux de divertissement.

C’est la liberté de disposer de son corps qui est ici touchée en plein coeur. Alors que l’action gouvernementale ne cesse de reculer depuis une vingtaine d’années sur la question sociale, voilà que le gouvernement se met à réglementer sur les questions fondamentalement privées de notre hygiène personnelle. là réside tout le paradoxe de la société actuelle que révèle ce glissement pervers dans la conduite de l’action publique. D’un côté on précarise, que dis-je on paupérise les Français, qui sont laissés à l’abandon au travail et dans leur vie sociale, à la merci des secousses du capitalisme mondial ; d’un autre côté, les Français sont maternés, conditionnés puis surveillés dans toutes les situations de leur vie privée. C’est le propre de la tyrannie. On retire des aides, on ajoute des interdictions, et un jour nos concitoyens se réveilleront pour se rendre compte qu’ils sont enfermés dans le carcan d’un ordre moral, mais ce jour là il sera trop tard, ce sera la révolution ou la soumission.

M. Sarkozy, non content de jouer au gendarme et de criminaliser une partie croissante de nos concitoyens (cette “racaille” peuplant les cités HLM qu’il veut “nettoyer au Kärcher” ) voudrait désormais contrôler nos usages et coutumes de vie, signe d’une vision de la France et des Français pétrie de condescendance expurgeant des relens de paternalisme moral.

La liberté se déploie partout où nous ne la souhaitons pas, partout où elle est malgré elle porteuse d’une forme d’anarchie propre à renverser nos acquis sociaux : il en est ainsi dans les relations de travail, où l’on voudrait faire croire que l’employé, dans sa position de subordonné, est pourtant sur pied d’égalité avec le patron quand il s’agit de négocier, justifiant un démentèlement du droit de travail. La liberté progresse aussi dans nos échanges économiques avec le reste du monde, amenant des délocalisations sauvages et appelant des transformations structurelles de notre économie que l’on ne saurait entreprendre sans une politique industrielle forte que l’idéologie néolibérale nous interdit pourtant de mener. La liberté progresse aussi dans les salaires, il en résulte une augmentation irrésistible de la paye des patrons tandis que le pouvoir d’achat de nos concitoyens ne cesse de stagner.

D’un autre côté, la liberté régresse partout où nous en avons le plus besoin, au plus profond de nos existences d’êtres humains, dans nos habitudes de consommation et dans nos décisions quant à la disposition de notre corps. Au salarié déprimé, après une dure journée de travail, il restait au moins les petits plaisirs de la vie, la débauche et l’orgie. Quelques bières, un paquet de Gauloises, une bonne mine entre copains agrémentée d’un petit tour chez les putes et puis, pourquoi pas, au retour à la maison, une dévérouillée à sa femme et aux chiards, et enfin un bon pétard pour décompresser et évacuer les remords. N’en déplaise aux tenants de tous bords d’un ordre moral, ces habitudes de vieux garçon sont érigées en idéal de vie par la plupart de nos concitoyens. La débauche a ses vertus que la raison ignore, sans quoi la vie ne serait plus supportable. Combattre la morosité du quotidien par le recours à la prostitution, au tabac et aux stupéfiants est une façon de se défendre des agressions du monde extérieur, agressions qui se multiplient à l’heure où notre société est mise à nue par les assauts du néolibéralisme.

Aujourd’hui, l’on ne peut plus que caresser du bout du doigt ce rêve évanoui. M. Sarkozy, en déclarant l’interdiction du racolage, avait déjà touché à l’un des piliers de cet espace de liberté. Après que le gouvernement actuel ait fait augmenter de manière dramatique les prix du tabac, il va bientôt devenir interdit de fumer dans tous les lieux publics, et ce dès le 1er janvier 2007. Quant aux stupéfiants, de tous les pays européens la France est celui qui met en oeuvre la législation la plus sévère en la matière, et M. Sarkozy a rappelé les magistrats à plus de sévérité pour les simples cas de consommation de cannabis. Nous sera-t-il bientôt interdit de boire ne serait-ce qu’un verre d’alcool ?

Ces dérives autoritaires menacent les fondements mêmes de nos droits et libertés, c’est pour cela que nous croyons, à Prostitution, Tabac, Stupéfiants et Traditions, qu’il est tant de changer de politique. Notre programme est simple, tout en étant novateur. Il se déploie autour de deux axes, indissociables et concomittants.

D’abord, il s’agit d’obtenir la légalisation des marché du sexe et des stupéfiants, opérée sous la forme de licences délivrées à des maisons closes et coffee shops ou “cannabistros”. Toute production de stupéfiants sera le monopole de l’Etat, qui aura également le monopole du placement des prostituées. Les licences pour de tels établissements seront délivrées en priorité dans les ZUP et aux abords des gares, là où se trouve déjà le plus gros potentiel pour ce genre d’activités. Notre objectif est de transformer chaque dealer et chaque proxénète en entrepreneur, faisant baisser du même coup la délinquance. Cela constituera le premier axe de notre action, sans lequel nous ne pourrions développer le second. Nous reviendrons aussi sur toutes les interdictions et hausses de prix touchant au tabac depuis la Loi Evin.

Avec les fonds obtenus par la légalisation de la prostitution et des stupéfiants il s’agira de lutter contre le chômage et la précarité, ce qui constituera le deuxième axe de notre politique. Dans un premier temps nous relèverons les niveaux du SMIC et du RMI pour relancer la consommation. Le salaire des patrons sera indexé sur celui de leurs employés : un patron ne pourra être rémunéré d’une somme plus de dix fois supérieure au salaire médian de ses employés. L’Etat aura un rôle volontaire dans le relancement de l’activité économique, orientant et favorisant les investissements publics comme privés vers des pôles d’excellence où nous possédons déjàjà un avantage comparatif. Concernant la question du logement, nous procéderons également à de nouveaux aménagements dans les ZUP et cités HLM, afin de réinsuffler la mixité sociale dans ces quartiers, par la construction de logements de standing variés au sein du même îlot. Chaque propriétaire de plus de dix logements individuels sera également tenu de pourvoir le quart de ces logements à un office HLM. Chaque propriétaire d’un logement vacant pendant une durée excédant deux ans sera également tenu de mettre ce dernier à la disposition des offices HLM compétents.

Voilà , dans les grandes lignes, les principales orientations de notre programme, les objectifs que nous nous sommes fixés comme prioritaires. Les attentes des Français ont été trop souvent déçues. Dans la situation présente la vie de beaucoup est devenue insupportable. Nous avons la solution. Des putes, de la drogue, plus de sous pour les nécessiteux et des logements décents, voici les clés du bonheur et de la prospérité.

OUI À LA PROSTITUTION, OUI AU TABAGISME, OUI À LA CONSOMMATION IRREFRENEE DE STUPEFIANTS, PERDURONS NOS TRADITIONS !

Gérard VOGI

Gérard Vogi est né à Mulhouse en 1983. Après une enfance hédoniste et une adolescence débauchée, il entreprend des études de botanique à Colmar pour assouvir son amour des plantes, études qu’il poursuivra en Bavière pour assouvir son amour de la bière. Ayant occupé des emplois salariés dans des secteurs d’activité variés, Gérard Vogi fonde en 2006 le mouvement Prostitution, Tabac, Stupéfiants et Traditions et se déclare candidat à l’élection présidentielle à venir.

Jusqu’Ã présent la campagne de Gérard Vogi est compromise par le faible nombre de signatures d’élus qu’il a pu réunir pour accréditer sa candidature. Si vous êtes un élu local prêt à donner votre voix à la cause de Prostitution, Tabac, Stupéfiants et Traditions, merci de vous adresser au créateur de ce blog.

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